Il a découvert le yoga adolescent, l'a pratiqué toute sa vie et l'enseigne depuis plus de trente ans. Ses élèves le résument en trois mots : calme, joyeux, organisé. Il enseigne le lundi à 10h, 12h, 16h30, 18h30 et 20h30, rue du Pont de la République à Bouillargues.
Jean-Louis a seize ou dix-sept ans quand il pousse la porte d'un kinésithérapeute qui donne des cours de yoga. Le travail sur la colonne vertébrale lui plaît. Il ne s'arrêtera plus : parfois beaucoup, parfois moins, le yoga l'accompagne ensuite toute sa vie.
Pendant des années, au lieu de partir en vacances, il part en formation. « C'était très reposant, des lieux magnifiques et des gens que j'aimais bien. » Il commence à enseigner en 1990.
Il se forme au Sivananda Vedanta Centre, dans un ashram situé au milieu de la forêt des Laurentides, près de Montréal. Son diplôme de professeur lui est remis par Swami Devananda. Lever à 5 heures, début des cours à 6 heures. Une heure et demie de hatha yoga le matin, autant l'après-midi, et entre les deux des cours d'anatomie, de physiologie et de tradition indienne.
L'examen se passe en une matinée, par écrit, avec beaucoup de questions. Sur le diplôme qu'on lui remet, un mot est écrit au crayon, en tout petit : « excellent ». Il en garde une conviction : on peut vivre une dimension spirituelle, l'intuition, la présence, sans pratique religieuse. Ses cours à lui sont laïques.
Il suit en parallèle la formation d'André Van Lysebeth à Bruxelles, reconnue par l'Union européenne des fédérations nationales de yoga (UEFNY), et en obtient le diplôme de professeur avec la mention très bien. Il suit aussi pendant de longues années l'enseignement de Babacar Khane, qui rassemble des yogas venus du monde entier : yoga chinois traditionnel, yoga dit des pharaons, yoga d'accompagnement dans la maladie.
Il multiplie les stages courts dans d'autres écoles françaises. « La France est très riche en yoga, il y a beaucoup d'écoles et beaucoup de courants. » Il est aussi élève du centre Yogananda, qui pratique un yoga avec très peu de postures, et continue aujourd'hui de suivre des formations.
Professeur formateur, il a mené de nombreux travaux dans l'enseignement, la musique et la psychosonie, qui étudie le lien entre le son et le psychisme.


Avant et à côté du yoga, Jean-Louis a fait carrière dans l'enseignement : instituteur, puis instituteur formateur, puis conseiller pédagogique en musique. Il a travaillé en équipe avec des enfants et des adultes sur la transmission et la recherche pédagogique, avec une attention particulière au rôle de l'oreille dans les apprentissages et la mémoire.
On retrouve ce métier dans ses cours. Il prépare chaque séance, puis l'ajuste au groupe du jour. Il crée beaucoup d'exercices, ce que lui font remarquer ses amis professeurs de yoga. Et il accompagne aujourd'hui des professeurs de yoga dans leur pédagogie.
La musique, elle, a donné son nom à l'association : Novalis Musica, d'après le poète et philosophe allemand Novalis. Il appelle sa pratique Novalis Yoga : on y entend la nouveauté et la présence au moment présent. En cours, la musique prend la forme de musiques, de paysages sonores ou de sons produits avec la voix, et d'un travail sur l'écoute que Jean-Louis détaille sur la page yoga et audition.
Il n'y a pas un professeur, il y en a deux. Celui qui est au milieu de la salle, et celui qui est à l'intérieur de chaque participant : son corps.
Jean-Louis« Il y a ce qu'on fait ensemble et ce qu'on fait seul. On a besoin des deux. » D'où les vidéos privées envoyées aux élèves pour pratiquer chez eux.
Le mot vient de la même racine sanskrite que le joug qui relie deux bœufs. Quand le corps et l'esprit tirent ensemble, on fait du yoga, sur un tapis comme dans la vie de tous les jours.
Une ressource, vous l'avez déjà utilisée au moins une fois. Une potentialité est une graine qui dort. Une partie du travail consiste à la réveiller.
« On a chacun notre enfant intérieur, et on apprend bien dans le plaisir. » Quelqu'un arrive avec ses soucis, un peu fermé ; rapidement, tout ça se dissout.
On est avec les autres, avec les plantes, avec les animaux, et avec les grands sages. Jean-Louis invite à s'en souvenir de temps en temps.
À une personne qui voulait arrêter un an parce qu'elle traversait une période difficile, Jean-Louis a répondu : « c'est maintenant que tu as besoin de yoga ».
Ses lectures conseillées : les livres d'André Van Lysebeth et ceux du centre Sivananda, dont Ayurveda et yoga. « C'est bien d'avoir ça chez soi », dit Jean-Louis.
Bienvenue à son cours : le premier est gratuit, dans un groupe de six personnes au plus. Réservez votre place par le formulaire.